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Les neurosciences au service de l'éducation

Si mardi dernier était relâche pour les élèves, il en était tout autrement pour leurs professeurs et les membres de la vie scolaire avec une journée pédagogique sur les apports des neurosciences pour une meilleure prise en compte de l'élève et des apprentissages. Vaste sujet pour un programme mené tambour battant par la formatrice Mme Ville.

Tout a commencé par un message des plus optimistes : "le déterminisme biologique n'est pas le maître de nos destins". Notre cerveau fabrique des nouvelles connexions chaque jour par sa sollicitation et sa mise en activités. Autrement dit la plasticité de notre cerveau fait que rien n'est figé. On peut apprendre à tout âge.

 

Mme Ville, la formatrice

Mme Ville, la formatrice

Un constat, vérifié par les neurosciences,  a été rappelé aux enseignants : les émotions régulent les apprentissages. Notre cerveau reptilien (celui qui assure notre sécurité) et notre cerveau limbique (celui de l'estime de soi) font que l'élève ne pourra pas apprendre sans un climat serein. Un climat à construire avant la prise en charge de la classe. Le stress doit ainsi être géré afin qu'il soit moteur et non handicapant. Et de renvoyer sur l'ouvrage de Sonia Lupien " Par amour du stress".

La notion de performance omniprésente, les problèmes familiaux, la relation et la comparaison aux autres, les enjeux de réussite scolaire font que des multiples blocages aux apprentissages peuvent intervenir. Aussi le conseil a été donné de ne pas hésiter à prendre quelques minutes pour ramener les élèves à soi.  La respiration en triangle (j'inspire sur 3 temps, je bloque sur 3 temps, j'expire sur 3 temps) ou en carré (avec l'ajout d'un blocage de la respiration sur 3 temps) ou la méditation en pleine conscience sont des pistes à explorer pour la gestion du stress.

Les neurosciences au service de l'éducation

Une autre partie de la journée a été consacrée aux multiples "Dys" en rappelant que ces handicaps génèrent des efforts d'adaptation, sources de fatigue, qui ne permettent pas ensuite de mobiliser des ressources intellectuelles pour la résolution des problèmes. L'exemple d'un énoncé de mathématique telle qu'il est perçu par un élève dyslexique a été fort parlant pour les enseignants, incapables de résoudre un problème de calcul simple tant l'énoncé apparaissait illisible.

Poursuivant la formation (proche d'un marathon tant le rythme et la richesse des sujets abordés étaient élevés), Mme Ville a  présenté les 4 piliers de l'apprentissage : l'attention, l'engagement actif, le retour d'information et la consolidation

"L'attention est un bien rare et précieux, elle ne peut être partout à la fois". Suite à un test fort probant de cécité d'attention, la formatrice a rappelé que l'enseignant ne doit pas faire réaliser 2 tâche en même temps : écrire et écouter. Les 3 autres piliers rappellent aux élèves qu'un organisme passif n'apprend pas (autrement dit qu'il est nécessaire de participer), qu'une relecture du cours avec la synthèse des choses apprises est nécessaire (le retour d'information). Enfin la mémorisation sera possible avec la réalisation des exercices et la répétition du travail de mémorisation. En résumant et simplifiant pour les jeunes : ECOUTER / PARTICIPER / FAIRE LES EXERCICES / ET REVISER DE MANIERE REPETEE ET ESPACEE.

Les neurosciences au service de l'éducation
Les neurosciences au service de l'éducation

L'objectif est bien de transformer la mémoire immédiate (soumise à l'attention) en mémoire à court terme puis par un travail sérieux en mémoire à long terme. Trop d'enfants disent qu'ils n'ont pas de mémoire sans se rendre compte que les révisions de dernières minutes (ou la seule veille du contrôle) ne peuvent pas conduire à la réussite.

La carte mentale (ou schéma heuristique ) a été présentée comme un outil faisant ses preuves pour beaucoup d'élèves.

Enfin, la question des intelligences multiples a été abordée. L'homme en a 8, nous nous focalisons malheureusement bien souvent que sur deux. Une piste à explorer pour l'école de demain !!!

Nous terminerons par une phrase d'Albert Einstein : "Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu'il est stupide".

Les neurosciences au service de l'éducation
Tag(s) : #Communauté éducative

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