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" Le 21 octobre dernier, les élèves de 3e 4 se sont rendus à Avignon pour y découvrir l’œuvre du plasticien catalan, natif de Majorque, Miquel Barceló.

Le premier contact avec l’artiste eut lieu sur la place du Palais des Papes où trônait l’immense statue de bronze d’un éléphant équilibriste dressé sur sa trompe.

 

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La visite débuta au Petit Palais qui accueillait les œuvres de primitifs de Majorque du XIVe siècle. Tableaux, retables, céramiques, codex, reliquaires, sculptures et ex-voto, toute une galerie d’œuvres artistiques appartenant à l’histoire de l’art médiéval.

 L’artiste contemporain était déjà présent au travers d’un masque de poisson en céramique déposé sur le visage d’un gisant, celui du cardinal Jean de Lagrange. Evocation d’un des symboles chrétiens les plus anciens – ichthus – le poisson qui représentait le Christ, mais aussi, rappel des nombreux contacts politiques qui eurent lieu au XIVe siècle entre les papes avignonnais et les rois de Majorque.

 

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Une toile – Mayurqa amb ase (2010) – représentant l’île de Majorque illustre la démarche de cartographe de Barceló qu’il évoque dans le catalogue de l’exposition publié chez Actes Sud : « Chauvet, l’Afrique, les natures mortes, les termites, les masques ou les crânes, tout est liéCe sont les archétypes de l’humanité. Pour moi, c’est mon quotidien, ma matière et ma pensée de chaque jour. Je trace des cartes de géographie qui relient tous ces mondes. »

 

 

 

  


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Les élèves ont ensuite parcouru les salles de la collection Lambert qui présentait l’essentiel du travail de Barceló depuis dix ans :

 

Ses tableaux : des grottes aux stalactites de couleurs ;

 

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ceux peints au Mali – les marchés africains, le fleuve Niger à travers le désert, les portraits d’enfants albinos peints à l’eau de Javel –

des natures mortes et des vanités - des fruits ouverts qui deviennent masque, crâne ou tête, évocation d’une métamorphose permanente;

la mer, des poulpes, des poissons encore ("ichthus").

Ses œuvres sculpturales en plâtre, terre cuite, céramique et bronze, où la terre qui les compose est vivante car, selon l’artiste, elle garde  la mémoire de tout : les traces de la main, le geste premier de l’art des grottes, l’effacement ou les traces possibles évoquant le temps qui passe.

               
 Une visite qui a permis aux élèves d’approcher des œuvres artistiques qui témoignent d’une continuité au travers de l’histoire de l’art. "

                                                                              Mme Pascale André (Professeur d'Espagnol)

 

 

 

Tag(s) : #Du côté des classes
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