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L'actualité de l'Ensemble Scolaire Saint François d'Assise d'Aubenas

En Alsace avec le CNRD

 

Anna Salques, élève de 3ème et lauréate 2025 du Concours National de la Résistance et de la déportation, inaugure notre nouvelle rubrique "sfactu junior " avec un reportage sur son voyage en Alsace avec le CNRD.

Sfactu Junior c'est l'invitation lancée aux collégiens de partager leur regard sur la vie du collège; l'occasion  de vivre une l'Education aux Médias et à l'Information.

 Envoyés spéciaux dans leurs classes, les jeunes offriront un regard personnel, décalé,  sur les multiples projets pédagogiques qu'ils vivent au quotidien avec leurs professeurs.

Un concours annuel récompensera les 3 meilleures plumes.

A vos marques, prêts... REDIGEZ !!!

 

" Le 3 juin 2025, un bus est parti de Privas et s’est dirigé vers l’Alsace. A son bord, environ 40 lauréats du CNRD et ambassadeurs de leur établissement se réjouissaient de vivre cette aventure dans le passé. Après une dizaine d’heures de route, nous arrivâmes à Hartmannswillerkopf ( le vieil armant en français ), un ancien champ de bataille de la Première Guerre mondiale. Cependant pourquoi visiter un lieu de mémoire de la Grande Guerre alors que le CNRD est axé sur la Seconde Guerre mondiale ? Les guerres mondiales sont liées, la Seconde Guerre mondiale étant la conséquence du Traité de Versailles considéré comme un diktat en Allemagne. Ce sentiment conduira à la montée des périls en Allemagne et à l’ascension d’Hitler au pouvoir en 1933. Il est donc important de comprendre la Première Guerre mondiale pour appréhender la Seconde. Durant cette visite nous avons pu visiter des tranchées et découvrir les déplorables conditions de vie des soldats allemands et français.

En Alsace avec le CNRD

Nous avons également pu découvrir la complexité de certaines installations, comme par exemple un périphérique permettant d’acheminer des provisions et des armes en haut de la colline du côté allemand. Au sommet, près de l’arrivée du périphérique, se trouve un monument commémorant le 152e régiment d’infanterie dont un grand nombre de soldat avait perdu la vie pour prendre des positions allemandes.

En Alsace avec le CNRD

Pour conclure cette visite nous sommes allés nous recueillir sur les tombes des soldats morts pour la France en ces lieux.

En Alsace avec le CNRD
En Alsace avec le CNRD

En fin de journée nous sommes allés nous reposer dans un hébergement, en retrait d’un petit village typiquement alsacien, où j’ai pu faire la connaissance de Serge le lama.

En Alsace avec le CNRD

Le deuxième jour était consacré à la visite du centre européen du résistant déporté.

En Alsace avec le CNRD

Une exposition sur le rôle des vêtements dans la Seconde Guerre mondiale, réalisée par des élèves du lycée Jean Rostand a particulièrement retenu mon attention. En effet, c’est un sujet peu traité mais pourtant essentiel. Par exemple, les Allemands les utilisaient pour empêcher la fuite et diviser les déportés. De plus, l’apparence physique est un outil de déshumanisation surtout utilisé sur les femmes comme lorsqu’elles sont rasées et tatouées à Auschwitz. On apprend aussi que les vêtements ont une dimension politique, avec les Zazous qui portent l’étoile jaune alors qu’ils ne sont pas juifs pour soutenir les Juifs et indiquer qu’ils sont contre les lois raciales. Enfin, nous avons fait connaissance avec des résistantes comme Lucie Aubrac à travers les travaux des élèves du lycée.

En Alsace avec le CNRD
En Alsace avec le CNRD
En Alsace avec le CNRD
En Alsace avec le CNRD

L’après-midi du 4 juin, le camp de concentration de Natzwiller Struthof s’est révélé à nous. Nous avons découvert les baraquements, le four crématoire, la salle des expériences et la prison du camp semblant encore remplis des cris et des souffrances des déportés.

En Alsace avec le CNRD
En Alsace avec le CNRD
En Alsace avec le CNRD
En Alsace avec le CNRD
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Puis, nous avons descendu la route qu’empruntaient les déportés pour se rendre au camp pour enfin arriver à la chambre à gaz. Elle n’était pas utilisée pour tuer les déportés mais faire des expériences scientifiques sur les gaz. Cependant en août 1943, le professeur Hirt ( médecin nazi ) fait gazer 86 Juifs pour une étude anatomique du peuple juif.

Le camp Natzweiler-Struthof est le seul camp de concentration présent sur le territoire français et l’un des plus meurtriers du IIIe Reich avec un taux de mortalité de 40 %. Sa construction commence en 1942 après la découverte d’une mine de granit rose, ce minerai servant de matériau de construction pour les projets architecturaux nazis. Au fil des années, 53 camps annexes se développent des deux côtés du Rhin et le camp soutient l’économie de guerre en devenant un centre de démontage de moteurs d’avions. 50 000 détenus sont internés au camp et dans ses camps annexes, appartenant à différentes catégories : travailleurs forcés polonais et soviétiques, Juifs, Tsiganes, homosexuels, détenus de droit commun, asociaux, Témoins de Jéhovah. Plus de trente nationalités sont représentées parmi les déportés, avec une majorité de Polonais, de Russes et de Français.

À partir de septembre 1943, le Natzweiler-Struthof est désigné pour recevoir tous les détenus Nacht und Nebel (Nuit et brouillard) masculins d’Europe de l’Ouest. Ces détenus, dont beaucoup de résistants, sont destinés à disparaître sans laisser de traces. Tous ces morts innocents sont représentés par un mémorial de 40 m de haut, représentant une flamme et le corps émacié d’un déporté. Au centre de ce monument a été placé le corps du déporté inconnu, symbole de toutes les victimes de la déportation.

«Il faut que la pierre sculptée perpétue, sur la terre de France, l’héroïsme et le martyre de ces soldats sans uniformes, combattants de la liberté qui, à travers la pire épreuve, ont sauvé l’honneur».

Léon Boutbien. Ancien déporté du KL Natzweiler.

 

Près de ce mémorial se trouve la nécropole nationale dans laquelle 1 117 déportés, exhumés pour leur immense majorité en Allemagne, reposent en paix.

En Alsace avec le CNRD
En Alsace avec le CNRD
En Alsace avec le CNRD

Ce séjour s’est conclu par la découverte de la ville de Dole, ville natale de Louis Pasteur.

En Alsace avec le CNRD
En Alsace avec le CNRD
En Alsace avec le CNRD
En Alsace avec le CNRD

J’ai trouvé ce voyage très intéressant et émouvant : il m’a permis de découvrir des lieux pleins d’histoire et de ressentir toute l’horreur d’un camp de concentration." .

Note de la rédaction : 

Félicitation à Anna qui comme 9 % de ses camarades, a obtenu son brevet "mention très bien avec les félicitations du Jury" !

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